Soutien aux soldats

Collection d’insignes

À l’arrière la population multiplie les actions pour soutenir les poilus. Des quêtes sont organisées, sur tout le territoire national, au bénéfice des combattants, des blessés, des orphelins, etc.

Une multitude d’insignes en carton ou en métal, de médailles, de drapeaux en celluloïd, de cartes postales sont vendus au cours de Journées thématiques : Journée des troupes d’Afrique, Journées Serbes, Journées du canon de 75, Journée des tuberculeux, etc. Les insignes eux-mêmes prennent d’ailleurs le nom de « journées ». Ils seront remplacés par les bleuets après la guerre.

C’est grâce à Michel Morice, un ami généalogiste de longue date qui a quelques racines en Vivarais, que nous pouvons vous montrer ce très bel éventail d’insignes.

COMTE_StephaneSon arrière-grand-père, négociant en vins à Valence jusqu’en 1900, a ensuite déménagé à Paris où il se trouve au moment de la Grande Guerre. Capitaine d’artillerie, ancien de la guerre de 70, il demande à être mobilisé bien qu’ayant passé l’âge de servir. Le 4 août 1914, il est désigné au commandement d’une compagnie auxiliaire du train à Paris (Bercy-La-Râpée). Cette affectation ne correspond pas du tout à son désir et à son besoin d’activité et il demande à retourner dans son arme d’origine. Il n’obtiendra jamais gain de cause et sera rayé des cadres en septembre 1917.
Ce chevalier de la Légion d’Honneur a tenu à participer à l’effort de guerre lors de chaque Journée organisée à Paris. C’est sa collection d’insignes, précieusement conservée, qui est présentée ici.

 

Cliquez sur les insignes pour les voir en grand format et lire les informations. Ensuite faites défiler les différents insignes en cliquant sur les flèches latérales.

Insignes en métal

Le 5 juillet 1916, Le Figaro relate cette information : « Cette année, comme l'an dernier, la Ville de Paris et le département de la Seine mettront en vente, le jour de la Fête nationale, des insignes et des médailles au profit des œuvres de guerre de l'Hôtel de Ville. Une de ces médailles sera frappée à l'effigie du général Gallieni (24/4/1849-27/5/1916). Signée Maillard, elle ne sera mise en vente que le 13 juillet 1916. Elle porte au revers cette inscription: “Paris 1914-1916. Jusqu'au bout”, suivie du fac-similé de la signature du général. ».   Journée serbe - 25 juin 1916 • Lorsque l'Autriche-Hongrie et l'Allemagne s'enfoncèrent en Serbie, ils occupèrent la capitale Belgrade, et poussèrent l'armée serbe et les réfugiés civils à fuir au Monténégro et en Albanie. Un des affrontements majeurs de cette campagne se déroula au Kosovo, site d'une bataille en 1389 entre l’armée serbe et les envahisseurs ottomans. La journée serbe fut célébrée au mois de juin pour coïncider avec la date de cette bataille. La Serbie, alliée de la Grande-Bretagne, de la France et de la Russie était l’ennemie jurée de l'Autriche-Hongrie qui blâmait les conspirateurs serbes pour l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand.   Effigies de Pierre Ier, roi de Serbie, et son fils Alexandre "Glorieux défenseurs de la Liberté Serbe 1914 1915" • Au revers "GLOIRE AUX INTREPIDES HEROS SERBES - 1916", "Secours National" dans les rubans au dessus de la couronne • Médaille éditée par le fonds de secours de bienfaisance pour les réfugiés serbes, suite à l'invasion austro-hongroise de leur pays en 1915.   Dotation de la Jeunesse de France • Un jeune conscrit reçoit une dotation des mains d'une jeune fille, sous les yeux bienveillants de sa Mère-Patrie tenant un drapeau.
Général Gallieni – 1916 Journée serbe – 25 juin 1916  Journée serbe – 1916 Jeunesse de France
  La Journée Française du Secours National, organisée les 23 et 24 mai 1915 et qui fut prolongée le jour de la pentecôte, consistait à vendre des médailles et des broches. • Le Secours National, créé par le journal de Georges Clémenceau "L’Homme enchaîné", avait pour but premier d’améliorer les tenues des poilus dans les tranchées. Le dessein de l’association sera vite transformé et élargi au profit des populations civiles touchées par la guerre (enfants, veuves, vieillards, réfugiés, etc.).   Médaille éditée à l'occasion du 14 juillet 1917, représentant une femme (allégorie de la ville de Paris) et un soldat blessé au bras gauche se serrant la main. • Cette journée était destinée à récolter des fonds pour soutenir les grandes causes de la guerre.   La Journée des Orphelins, aussi appelée Journée de l’Orphelinat des Armées, organisée le 20 juin 1915, permettra de recueillir des fonds pour créer une Association Nationale pour les Orphelins de Guerre, chargée de venir en aide aux enfants dont le père était mort pour la France.   La Journée du 75, journée très patriotique organisée par le Touring-club de France le 7 février 1915, mettait en valeur le célèbre canon 75 mm devenu un objet culte parmi les patriotes. Elle consistait à vendre des insignes marqués du chiffre 75. • Il y eut 22 millions d’insignes vendus pour une somme qui atteignit près de 5 millions et demi de francs. L’apothéose du 75 a donné un peu de bien-être à nos soldats. Elle a aussi été un grand souffle d’union fraternelle entre tous les Français. • Devant le succès rencontré, l’action sera prolongée durant toute l’année 1915.
Journée française – 1915  Journée de Paris – 1917  Orphelins – 1915  Journée du 75 – 1915
 Journée du poilu - 31 octobre et 1er novembre 1915 • En contrepartie d’espèces sonnantes et trébuchantes, il est donné à chaque participant une médaille en carton ou en métal en fonction de la grandeur du don effectué. L’objectif est de sensibiliser les civils aux problèmes rencontrés sur le front et de récolter les fonds indispensables pour poursuivre les combats. • Les retombées économiques sont indéniables et les journées permettent de fédérer la population et de soutenir moralement les troupes en première ligne. • Au dos : LA MARNE 1914 - YSER 1915 – VERDUN - LA SOMME1916 et des lauriers.   Les 25 et 26 décembre 1915, alors que l’on a dépassé les 500 jours de guerre, le Parlement français (Chambre des députés et Sénat) organise la quatrième Journée du Poilu • Sur le recto, au centre, un disque rond représente un homme à genoux sonnant le clairon, inspiré du chant patriotique "Le Clairon " de Gaston Déroulède. Derrière lui, en sens inverse, d'autres poilus vont au front avec leurs baïonnettes. Ils portent le képi rouge. Derrière, deux épées se croisent. • Au dos : la date de la journée.   Journée du drapeau Belge - 1915 • Lors de la première journée du drapeau belge, le 20 décembre 1914, l’insigne en forme de cloche était vendu associé à un petit drapeau belge en papier. Ici il est suspendu à un ruban tricolore ; est-ce un signe de la solidarité de la France avec la Belgique ? • D'autres Journées furent organisées au bénéfice de la Belgique : Secours aux éprouvés de la guerre, Enfant du soldat, Journée de Dinan et de Liège, Soldats prisonniers, Croix-Rouge et réfugiés. 
 Journée du Poilu – 1915  Journée du Poilu – 1915  Solidarité Belgique – 1915

Épingles

  Trèfle de celluloid. On retrouve la forme du trèfle à quatre feuilles dans des insignes en carton de Journées du Poilu.   Branche de chêne, symbole des vertus civiques et de la gloire que l’on retrouve sur de nombreux monuments aux morts, et rubans aux couleurs des drapeaux français et américains.    Marguerite en celluloïd à l’effigie du couple royal britannique : George V et la reine Mary Épingle en forme d'épée, ornée d'un ruban tricolore.
 Trèfle à quatre feuilles  Alliés Couple royal anglais  Épée

Insignes en carton

Journée du poilu - 31 octobre et 1er novembre 1915 • En contrepartie d’espèces sonnantes et trébuchantes, il est donné à chaque participant une médaille en carton ou en métal en fonction de la grandeur du don effectué. L’objectif est de sensibiliser les civils aux problèmes rencontrés sur le front et de récolter les fonds indispensables pour poursuivre les combats. • Les retombées économiques sont indéniables et les journées permettent de fédérer la population et de soutenir moralement les troupes en première ligne.  Journée du poilu - 31 octobre et 1er novembre 1915 • En contrepartie d’espèces sonnantes et trébuchantes, il est donné à chaque participant une médaille en carton ou en métal en fonction de la grandeur du don effectué. L’objectif est de sensibiliser les civils aux problèmes rencontrés sur le front et de récolter les fonds indispensables pour poursuivre les combats. • Les retombées économiques sont indéniables et les journées permettent de fédérer la population et de soutenir moralement les troupes en première ligne.  La Journée du 75, journée très patriotique organisée par le Touring-club de France le 7 février 1915, mettait en valeur le célèbre canon 75 mm devenu un objet culte parmi les patriotes. Elle consistait à vendre des insignes marqués du chiffre 75. • Il y eut 22 millions d’insignes vendus pour une somme qui atteignit près de 5 millions et demi de francs. L’apothéose du 75 a donné un peu de bien-être à nos soldats. Elle a aussi été un grand souffle d’union fraternelle entre tous les Français. • Devant le succès rencontré, l’action sera prolongée durant toute l’année 1915.  14 juillet 1915 • Ruban d'attache rouge et bleu • Insigne représentant sur la face les armoiries de Paris estampées en léger relief (de gueules à la nef équipée d'argent voguant sur les ondes du même mouvant de la pointe, au chef d'azur semé de fleurs de lys d'or. L'écu timbré d'une couronne murale d'or à quatre tours crénelées). Tout autour, les drapeaux des huit pays belligérants. Revers avec inscription sur fond doré.  
 Journée du Poilu – 1915  Journée du Poilu – 1915  Journée du 75 – 1915   Journée Ville de Paris – 1915
14 juillet 1916 • Le Conseil de municipal de Paris souhaite incarner la solidarité entre l’arrière, le pouvoir et les tranchées. Des quêteurs prolongent la solennité des fêtes de la Bastille. Paris mêle les attributs du pouvoir à ceux de la guerre : la broche de 1916 montre une Marianne dont le plastron reprend l'écusson de la ville et coiffée d’un casque de Poilu. • Au fond l'Hôtel de Ville surmonté de la devise "Fluctuat nec mergitur". 25 juin 1916 • Insigne représentant une étoile à 6 branches couronnée, aux couleurs du drapeau serbe. Médaillon au centre avec épée, croix serbe blanche encadrée par 4 C cyrilliques. • Mention de la date anniversaire de la bataille du Kosovo (1389) et celle de l’indépendance de la Serbie (1817). 1917 • Journée Nationale des Tuberculeux, organisée par le Comité Central d’Assistance aux Anciens Militaires Tuberculeux, sous le patronage du Comité du Secours National et du Président de la République, M. Raymond Poincaré • Illustration : lithographie d'Abel Faivre Collecte qui se déroula sur 2 jours, les 23 et 24 mai 1915 et qui se prolongea le dimanche et le lundi de Pentecôte qui suivaient • Un tout petit drapeau national orné en son centre par le blason des Provinces de France. Ici la Champagne. • Le Secours National, créé par le journal de Georges Clémenceau "L’Homme enchaîné", avait pour but premier d’améliorer les tenues des poilus dans les tranchées. Le dessein de l’association sera vite transformé et élargi au profit des populations civiles touchées par la guerre (enfants, veuves, vieillards, réfugiés, etc.).
Journée Ville de Paris – 1916  Journée serbe – 1916  Journée des tuberculeux – 1917   Secours National – 1915