Les noms des familles de Quintenas

À Quintenas nous avons quelques noms de famille formés avec des noms de baptême comme Julien, Pascal, Bernard. Mais la grande majorité est faite de noms de métiers (Faure, Cubier, Gagnaire), de noms de lieux-dits (Rullière, Misery), de particularités géographiques (Pleynet, Ducol, Coste), d’arbres (Vergne, Olivier) et de surnoms divers liés à des caractéristiques physiques ou des traits de caractère (Merle, Brunel, Roux, Badel).

Pourquoi des noms de famille ?

La plupart des noms actuels remontent au XIIIème siècle.

Albrecht Dürer [Public domain or Public domain], via Wikimedia Commons

Retable de tous les saints – Albrecht Dürer (1511)

Les anciens noms de familles romains et gallo-romains, les gentilices, ont disparu avec l’arrivée du christianisme.

Jusqu’à l’époque capétienne les français ne portent officiellement que leurs noms de baptême. Imposés par l’Église, ce sont des noms de saints ou de martyrs inscrits au calendrier religieux qui sont réputés protéger ceux qui les portent.

Ils sont peu à peu accompagnés de surnoms afin de différencier les nombreux porteurs d’un même nom dans chaque ville ou village.

C’est au XIIIème siècle que les noms deviennent des patronymes, c’est-à-dire des noms héréditaires de père en fils, et que réapparaissent les noms de famille comme au temps des Romains.

Les patronymes sont formés avec des noms de baptême, des noms de métier, des noms de localités ou des pays d’origine, et surtout avec les innombrables surnoms qui passent ainsi aux descendants.

Stabilisés au XVème siècle, les noms sont fixés grâce à la généralisation des registres paroissiaux, rendus obligatoires par François Ier et tenus par les curés jusqu’en 1790.