Un jeune de Quintenas raconte sa guerre

Quelle émotion de retrouver ces cahiers d’écolier contenant le Journal de guerre de Jean Vergne, né à Quintenas (Ardèche) le 29 décembre 1895, mobilisé avec ses conscrits de la classe 15 !

Jean Vergne lors de sa première permission, le 23 janvier 1916 • Collection Sylvette David

Jean Vergne, soldat au 415e R.I., le 23 janvier 1916

Il y a consigné son parcours, de 1914 à 1918, décrivant au jour le jour ses découvertes et ses sentiments ; sa première fois un fusil en main, sa montée au front progressive, 3ème ligne, 2ème ligne puis 1ère ligne, à quelques mètres de la tranchée ennemie.

Il y relate la vie quotidienne des soldats ; assurer les gardes, manger, se reposer et tuer le temps pour oublier la peur.

Il s’efforce de rassurer sa famille en envoyant très régulièrement des lettres qu’il retranscrit intégralement. Il a également conservé les courriers reçus de ses parents, réconfortants ou angoissés lorsqu’ils ont cessé de recevoir de ses nouvelles pendant plus de 3 mois. Il s’inquiète des travaux de la ferme, parle des gars du village qu’il a croisés dans les tranchées ou au cantonnement.

Après le front dans la Somme puis dans la Marne et la terrible bataille de Verdun, il raconte sa captivité en Allemagne. Son récit fourmille de détails sur la vie en Prusse Orientale, au camp de prisonniers puis dans la ferme où il a été affecté au bord du Rhin.

À son retour, il a mis au propre son Journal de Guerre et a rédigé ses Souvenirs d’enfance dans lesquels il fait revivre Montjoux, Quintenas, la campagne ardéchoise des années 1900-1910.

Ces documents sont progressivement retranscrits et mis en ligne sur ce site.

 Consulter la biographie de Jean Vergne

 

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La guerre au fil des jours

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Des trésors dans une valise

Après le décès de Jean Vergne, à Joinville-le-Pont en 1978, sa famille a rapporté dans son village natal une valise remplie de documents, lettres, photographies, qui sommeillaient en attendant d’être lus et partagés.

Les notes prises au jour le jour sont parfois difficiles à déchiffrer, certaines pages sont usées, déchirées. Mais le témoignage “en direct” est poignant.

Jean Vergne a conservé beaucoup des lettres reçues pendant qu’il était au front ou en captivité. De plus, il a retranscrit scrupuleusement tous les courriers qu’il a envoyés. Une mine d’informations !